Les commerces de vêtements lourdement pénalisés par la météo : « Cela devient de plus en plus compliqué »

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Publié par Faillitimmo on 10 juin 2024
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Les commerces de vêtements lourdement pénalisés par la météo : « Cela devient de plus en plus compliqué »

Avec la météo morose de ce printemps, le secteur de l’habillement tire la sonnette d’alarme. À un mois des soldes, les stocks sont pleins et les clients ne se pressent pas pour acheter robes, shorts et sandales… « Après le covid et l’énergie, c’est la météo qui va avoir notre peau », nous explique une gérante.

On a vu de grandes enseignes du secteur de l’habillement, en difficulté ces dernières semaines. Esprit a mis sa filiale belge en faillite en avril, tandis que Bristol est en liquidation judiciaire cette semaine (voir ci-dessous). Mais les commerces du secteur, grands ou petits, sont nombreux à tirer la langue en cette période censée être propice aux achats pour l’été…

« Crise du Covid, surmontée tant bien que mal… Crise énergétique, idem… En 2024, le soleil a décidé de ne plus se montrer. Vous allez me dire que ce n’est pas la même chose qu’une crise ? Je vous répondrai que c’est pire ! Les magasins sont déserts depuis des semaines… Qui a envie d’acheter des petites robes ou un top par ce temps ? Personne et je comprends », expliquait Delphine, la gérante d’un magasin de vêtements d’Etalle, Illis, sur les réseaux sociaux.

« Après le covid et l’énergie, c’est la météo qui va avoir notre peau. Chaque saison, on se doit de proposer de nouveaux articles à nos clients, de faire des stocks. On engage de la trésorerie. Et si on ne vend pas ou mal, c’est une catastrophe », note une gérante d’un magasin de Marche-en-Famenne. « L’hiver dernier, trop doux, nous a laissés avec des manteaux et des vêtements chauds sur les bras. Et là, c’est le soleil qui s’est caché pendant des semaines. Les gens n’ont pas besoin de vêtements légers, ils mettent ce qu’ils ont… Et même s’il recommence à faire beau, ces jours-ci, il y a les soldes dans moins d’un mois donc ils attendent… »

Une situation qui pousse de nombreux commerçants à se remettre en question pour l’avenir. « Entre la concurrence d’internet, et les sites qui multiplient les codes promos en permanence, je me demande si je vais continuer à garder une boutique « physique ». On voit de plus en plus de petits commerces vivre uniquement via un e-shop, en faisant des lives par exemple. Pourquoi pas ? Cela permettrait déjà d’économiser tout le loyer du magasin ».

Un constat que d’autres ont fait avant elle. Ainsi, selon Statbel, le commerce de détail pour la branche textiles, habillement, chaussures et articles de cuir a enregistré une baisse de son volume de ventes de 11,2 % entre avril 2023 et avril 2024 ! Ce qui explique aussi la hausse des faillites dans le secteur : il y a eu 148 faillites de commerces d’habillement l’an dernier en Belgique, contre 122 en 2022…

 

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